S’aider activement à tomber enceinte

Sortir de la culpabilité de ne pas être enceinte

« Je me sens coupable de ne pas réussir à être enceinte »… Paradoxalement, le fait de vous sentir coupable n’améliore pas la situation. Alors comment faire un pas en arrière pour prendre du recul et pouvoir vous délester de ce poids qui pèse sur vos épaules?

Question #1: Coupable de quoi?

De quoi êtes-vous en fin de compte coupable?

Lorsque des couples viennent vers moi avec ce sentiment, je remarque que très souvent, ils partent du présupposé que « tout le monde » est censé pouvoir avoir des enfants.

Or ce présupposé est fondamentalement faux puisqu’il n’existe absolument loi  éditée (par qui?) indiquant que tout le monde pourra tomber enceinte.

Récusé votre honneur.

Question #2: Coupable aux yeux de qui?

Arrêtez-vous une minute en lisant cet article et posez-vous la question suivante: « Aux yeux de qui est-ce que je me sens coupable de ne pas être enceinte? »

Laissez venir ce qui émerge, même (et surtout) si cela vous semble irrationnel.

Cela peut être quelqu’un qui vous est proche ou moins proche, quelqu’un que vous voyez régulièrement ou que vous n’avez pas vu depuis longtemps, ou tout simplement vous même. Ou même cela peut être vous-même, par exemple à un autre âge, où « vous vous êtes promis-e d’avoir une vie de famille dont vous prendriez soin ».

Et avant d’aller plus loin, faisons un petit détour théorique

La culpabilité, c’est quoi en fait ?

Ah oui pour aller plus loin, il serait bon de se pencher d’abord sur ce qu’est la culpabilité.

La culpabilité comme signal du non-respect de moi-même

Imaginez que la semaine dernière vous soyez rentré à la maison et votre chéri-e n’avait pas préparé le repas ou mal rangé certaines affaires et que vous commenciez à lui crier que « décidement, il/elle est nul-le, que l’on ne peut jamais compter sur elle » voire même de l’insulter. Il/elle est stupéfié et profondément blessé-e d’entendre de telles paroles à son encontre. Vous vous rendez compte alors à ce moment que « vos mots ont dépassé vos pensées », la culpabilité vous envahit.

Ouf, heureusement d’ailleurs que la culpabilité vous envahit à ce moment là. Cela veut dire que vous vous rendez compte que vous avez dépassé vos limites, que vous n’avez pas tenu compte d’une de vos valeurs qui est par exemple le respect de l’autre et de son intégrité morale.

Car oui, la culpabilité se définit par rapport à vous-même et à vos valeurs. Et non pas par rapport à ce que l’autre a pu ressentir.

Car peut être votre conjoint-e a-t-il/elle pris la chose à la légère et pourtant vous sentez un léger malaise, une petite voix qui vous dit « j’aurais pas du, ca ne me ressemble pas ». Mais peut-être votre conjoint-e l’a t-il très mal vécu-e (ce qui est compréhensible) et ses paroles renforceront encore plus votre culpabilité.

Et inversement, quelqu’un qui n’a pas ou difficilement accès à la culpabilité ne se sera tout de même pas coupable et remettra la faute sur l’autre (qui lui/elle alors risquera d’endosser doublement cette culpabilité).

La culpabilité vous rappelle aussi qu’à priori, vous auriez pu réagir autrement, car quoi qu’il arrive, vous avez le choix quant aux actions et aux réactions que vous avez. Eh oui vous avez TOUJOURS le choix. Alors bien sûr peut-être n’avez vous pas encore appris à canaliser pleinement vos émotions et vous vous laissez parfois déborder par cellesci. Mais mais vous êtes libre de vous mettre en chemin pour apprendre à les canaliser.

BREF, la culpabilité est un indicateur d’une différence entre votre vie extérieure (vos actions) et votre vie intérieure (l’image que vous avez de vous-même, les valeurs que vous pensez avoir).

Elle est l’indicateur d’un déséquilibre entre vos émotions et vos actions (votre vie physique) – et découle ainsi parfois dans un symptôme physique…

La culpabilité ou le sentiment d’être impuissant, coincé, incapable de contrôler

Et puis, il y a le versant noire de la culpabilité. Celui où l’on peut puissamment ressentir la sensation de ne rien contrôler, que l’on n’est pas maitre à bord, que les choses se font malgré nous.

Imaginez… vous avez rencontré un garcon, John, qui vous plait et… il vous aimante, il vous obnubile, impossible de résister. Problème, vous êtes déjà en couple avec Marco et vous êtes terriblement amoureuse de votre homme. Vous vous retrouvez alors dans une situation où vous avez le sentiment de ne pas avoir le choix, de devoir agir ainsi.

Dans cette situation, ce n’est pas le non respect de sa vie intérieure qui est le fait le plus marquant. C’est le fait que vous n’arrivez pas à assumer un choix qui vous correspondrait mieux.

Car oui bien sûr Marco est sympathique mais qu’est-ce qui vous manque dans votre couple pour que vous ayez l’envie d’aller voire ailleurs? Avez-vous déjà regardé la chose en face et en avez-vous parlé avec Marco? Est-ce quelque chose sur lequel vous pouvez travailler avec Marco – ou avez-vous déjà renoncé?

BREF, la culpabilité est ici aussi une différence, un déséquilibre:

  • Lorsque l’on n’arrive pas à reconnaitre ses envies et besoins (car pas appris, car interdit, car tabou etc) et que, du coup, on ne les vit pas.
  • Ou inversement lorsque l’ n’arrive pas à assumer d’Etre, d’exister (car jugé inadéquat ou marginalisé par sa famille par exemple) et que du coup, on fait comme si on n’avait pas d’envies ou de besoins (d’être reconnu ou aimé notamment).

Or, problème, plus on essaie d’étouffer ses envies et besoins, moins on les vis, plus ils vont ressortir… autrement. 

La poule ou l’oeuf ?

Donc la culpabilité est une émotion. Certes complexe, mais une émotion. Et comme pour toutes les émotions, il est important de se demander si elle représente en fait la poule ou l’oeuf. C’est à dire, si ce sentiment vient parce que vous n’arrivez pas à être enceinte…. ou si vous n’arrivez pas à être enceinte parce que vous vous sentez coupable.

Vous l’aurez compris, l’émotion est en fait l’oeuf. C’est à dire le révélateur que vous avez vécu une expérience forte où vous avez ressenti de la culpabilité – et que vous ne l’avez pas encore dépassée.

Ainsi le fait de vivre maintenant de la culpabilité par rapport au fait de ne pas être encore enceinte n’est qu’un moyen pour vous ramener à cette première expérience.

C’est le miracle de l’inconscient!

Quoi faire alors ?

Vous avez évidemment le choix

  1. Ne rien faire et vous dire que j’écris n’importe quoi.
  2. Faire face à cette situation où vous avez ressenti de la culpabilité et la dépasser émotionellement.

Je vous laisse faire votre choix. Dans la première situation, vous pouvez tout de suite passer à un autre article (ou de site). Dans la deuxième situation, je vous invite à continuer de lire…

Voici une vidéo inspirante de Brigitte Lahaie sur « quoi en faire »

Ecoutez l’audio d’hypnose qui vous guide pour transformer pleinement ce sentiment de culpabilité

Question #3: De quoi par rapport à qui…

Vous vous souvenez de la question #2: par rapport à quoi vous sentez-vous coupable. Alors posez-vous les questions suivantes – toutes en lien avec cette personne:

  • Quand n’avez-vous pas respecté vos valeurs et celle que vous souhaitez être en sa présence ?
  • Par rapport à quoi n’avez-vous pas osé vous affirmer et avez vous accepté quelque chose qui ne vous ressemble pas vraiment ?
  • A quel moment avez-vous fait quelque chose pour lui faire plaisir alors que vous auriez voulu faire autrement ?
  • A quel moment avez-vous fait quelque chose et par rapport à cela, vous avez senti son regard lourd de reproches, entendu sa parole critique ou ressenti implicitement que « ca ne se fait pas » ?

Vous verrez qu’avec le temps, peut-être vos pensées vont vous amener à vous connecter à une situation qui à priori n’a pas de lien direct avec elle. Comme si finalement cette personne ne sert que d’intermédiaire pour vous rappeler une situation encore plus puissante.

Question #4: Prêt-e à vous pardonner ?

Bien sûr, on ne peut pas revenir en arrière et défaire ce qui a été. Par contre, on peut à tout moment revenir dessus pour le dépasser.

Peut-être certain-e seront étonnés de l’intitulé « prêt à se pardonner ». A tout moment, je pars du principe que vous êtes créateur de votre vie. Même enfant.

Bien sûr, on n’a pas toujours toutes les ressources ou les capacités pour bien vivre la situation sur le moment. Et c’est très facile après coup de se dire « j’aurais du faire ceci ou cela ». Sauf que, on n’avait pas le recul, on n’avait pas imaginé que c’était possible autrement, peut être certaines peurs ou certaines obligations que l’on pouvait s’imaginer devoir suivre nous ont fait faire le choix que l’on a fait.

Alors, êtes vous prêt à vous dépasser?

Je vous invite en 4 étapes

  1. Imaginez que la personne de la question 2 soit en face de vous.
  2. Revenez dans l’expérience douloureuse dans laquelle cette personne vous fait vous plonger ou vous rappelle (car la situation n’a pas forcément de lien direct avec elle comme vous l’avez vu dans la question 3).
  3. Identifiez les ressources que vous auriez eu besoin d’avoir à ce moment là pour faire autrement et vous sentir bien. Peut-être est-ce de la force, du soutien, de l’amour, de la légèreté…
  4. Transférez cette ressource à la personne que vous étiez à ce moment là.

Refaites ces 4 étapes aussi longtemps que vous voyez des situations ou des personnes apparaitre, jusqu’à ce que vous sentez que c’est tout bon.

L’essentiel en image

Pour aller plus loin

Ecoutez l’audio d’hypnose qui vous guide pour transformer pleinement ce sentiment de culpabilité

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